GUIGARD - Armorial du Bibliophile.
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HENRI II et CATHERINE DE MÉDICIS Les livres dédiés en commun à Henri II et à Catherine de Médicis portaient en général un chiffre formé d'un H (Henri), et de deux C (Catherine) enlacés. On peut voir un magnifique exemple de cet ornement au Musée des souverains du Louvre, confié à l'intelligente direction de M. Barbet de Jouy. C'est le Livre d'heures du roi Henri II et de la reine Catherine de Médicis, que M. Barnet de Jouy acheta 60,000 francs pour ce Musée. Le volume est couvert en maroquin rouge enrichi d'écoinçons fleurdelisés, d'attaches et de médaillons en or finement émaillés et ciselés. Chacun des écoinçons porte en relief les lettres enlacées H et CC.
HENRI II et DIANE En fait de livres, on ne saurait guère séparer Diane d'Henri II. Il est bien rare de trouver un volume dédié à l'un qui n'appartienne pas à l'autre, et dont la reliure n'étale avec une complaisante coquetterie les armes et les emblèmes des deux célèbres amants. Tantôt c'est un H simplement accolé à un D; tantôt l'H royal se trouve amoureusement entrelacé avec le D de la favorite; tantôt encore les initiales respectives alternent avec une fleur de lys. Quelquefois, c'est l'écu de France qui figure sur les plats, entouré de D et de croissants, ou bien soutenu et surmonté d'un H couronné et cantonné de ... (D.H.). La bibliothèque d'Henri II et de Diane était établie dans le fameux château d'Anet, où elle s'y conserva longtemps après la mort de la châtelaine, mais sans révéler ses richesses. En 1723, enfin, la princesse de Condé, à qui Anet appartenait alors, étant venue à mourir, les livres furent mis en vente. La plus grande partie de cette bibliothèque fut achetée par le fils de la célèbre
HENRI III Henri III aimait les livres presque autant que ses mignons. Il était grand amateur de reliures, et avait, selon Edouard Fournier, un peu du talent des relieurs. Le luxe des beaux livres était tellement en faveur auprès de lui, qu'il craignait presque de les prendre dans les édits somptuaires où il frappait sans merci toute espèce de magnificences. Tout en sévissant contre la parure des femmes, il épargne celle des livres. Aux bourgeoises il défend de porter des pierreries, mais il leur permet d'en orner leurs Livres d'Heures. Les livres qui ont appartenu à ce roi ont tous un caractère particulier, du moins dans l'habit. Ils se reconnaissent à la tête de mort qui s'y trouve multipliée sur le dos et sur les plats, accompagnée tantôt de cette devise: MEMENTO MORI, tantôt de celle-ci: SPES MEA DEUS. Souvent auprès des devises est le nom de JESUS sur l'un des plats, et celui de MARIE sur l'autre. Le N° 1 nous offre un spécimen curieux de cette sorte de reliure qu'affectionnait Henri III. Sur les deux plats, au milieu d'un ovale feuillé, figure un monogramme formé des lettes M. D. C. (Marie de Clèves), et sur le dos, entre deux larmes, la tête de mort habituelle, soutenue de la devise: MORT M'EST VIE. Ce lugubre et touchant symbole se rapporte à une circonstance particulière de la vie d'Henri III. N'étant encore que duc d'Anjou, il aima éperdument Marie de Clèves, princesse de Condé, qui mourut presque subitement. Le royal amant voulut éterniser sa douleur, en donnant à tout ce qui l'entourait une expression qui répondit à l'état de son coeur. "Lorsqu'il fut obligé de se montrer en public, dit le P. Mathieu, son historien, il y parut dans le plus grand deuil, tout couvert d'enseignes et petites têtes de mort. Il en avait sur les rubans de ses souliers, sur ses aiguillettes, et il commanda à Souvray de lui faire faire des parements de cette sorte pour six mille écus." Comme il était de la confrérie des capucins, ses volumes portaient aussi l'estampille de cette confrérie sur les plats, et sur le dos les armes de France avec la tête de mort, n° 2. Quand il est roi de France, on voit figurer au milieu d'un semis de fleurs de lys l'écusson royal accolé de celui de Pologne parti de Lithuanie, tous deux surmontés d'une couronne fermée, et au-dessous, entre deux rinceaux, la lettre H couronnée; le tout entouré des colliers des ordres de Saint-Michel et du Saint-Esprit, et sommé de la couronne de France, n° 3. Après son mariage, ses livres prennent un nouvel habillement, n° 4. Au centre se trouve l'écu de France, celui de Pologne parti de Lithuanie, entouré du collier de l'ordre de Saint-Michel seulement, et au-dessous un chiffre couronné composé des lettres H l l (en grec) (Henri, Louise, Lorraine). Ce même chiffre est répété plusieurs fois sur les plats et aux angles. Les principales reliures des livres composant la bibliothèque d'Henri III ont été exécutées par Nicolas Eve et son fils, Clovis Eve.
HENRI IV Le goût des femmes n'exclut pas celui des livres, Henri IV le prouve. Pour se consoler des infidélités de la "charmante Gabrielle", ce roi avait des livres nombreux et choisis, qu'il faisait luxueusement relier.