COCHET DU MAGNY (Melchior-Benigne-Marie), prêtre, chanoine de la Sainte Chapelle du roi à Dijon. Mort en 1791. Il avait formé une très belle Bibliothèque. COEFFIER DE RUZÉ (Antoine), marquis d'Effiat, chevalier des Ordres du Roi, premier écuyer et premier veneur du duc d'Orléans, régent du royaume, bailli et gouverneur des ville et château de Montargis, mort le 3 juin 1719, âgé de 81 ans. COEURDEROY (Pierre-Anne), chanoine de l'église cathédrale de Dijon, né le 8 septembre 1747, reçu conseiller par le Parlement de Bourgogne le 11 janvier 1772. COIGNET (Julien-Denis), seigneur des Clayes, Vaucresson, etc., conseiller en la Grand'Chambre du Parlement de Paris, où il avait été reçu le 16 février 1707. Il mourut à Paris, le 2 mai 1742, âgé d'environ 58 ans. COIGNET DE LA THUILERIE (Mathieu), comte de Courson, conseiller d'Etat, mort en 1653, dans la 57 année de son âge. Il avait épousé en troisièmes noces, vers 1625, Anne l'Escalopier, fille de Jean, président au Parlement de Paris, et de Marie Gobelin, soeur aînée de la duchesse de Bethune-Charost. Anne l'Escalopier mourut à Venise, le 26 novembre 1633, âgée de 22 ans. COISLIN (DE) (Pierre-Adolphe du Cambout, marquis). Cette Bibliothèque, composée avec un goût éclairé, renfermait un Grolier (Vico Aeneas), le Imagini con tutti i riversi... 1548, in-4, avec un grand nombre de reliures sorties des ateliers de Trautz et Bauzonnet, Duru et Niedrée. Les livres que cet amateur avait fait relier étaient habillés en maroquin vert avec ses armes sur les plats et le chiffre suivant formé des lettres P. A. C. (Pierre-Adolphe Coislin), placé aux angles. COISLIN DU CAMBOUT (DE) (Pierre), évêque d'Orléans et abbé commendataire de Saint-Victor, né à Paris en 1636, mort à Versailles le 5 février 1706. L'évêque d'Orléans hérita de la fameuse collection du chancelier Séguier, par sa mère Marie Séguier, qui avait épousé Pierre-César, marquis de Coislin, colonel général des Suisses, mort en 1641. On ne sait si ce prélat avait un grand amour pour les livres; tout ce qu'on peut dire, c'est que lorsqu'il mourut les ouvrages imprimés avaient complètement disparu. Les manuscrits passèrent à son neveu Henri-Charles du Cambout, duc de Coislin, évêque de Metz, pair de France et prince du Saint-Empire, qui les légua à l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés. Une partie de ces manuscrits furent détruits par un incendie le 19 août 1794. Ceux que l'on put sauver sont aujourd'hui à la Bibliothèque Nationale. Quelques-uns de ces livres sont ornés des armes ci-dessus, frappées sur les plats, et tout les volumes provenant de la munificence de l'évêque de Metz portent au bas du premier feuillet l'étiquette imprimée qui suit: Ex Bibliotheca Noss. Coisliniana, olim Segueriana, quam illust. Henricus du Cambout, dux de Coislin, par Franciae, episcopus Me. tensis, etc..., monasterio S. Germani a Pratis legavit. An. M.D.CC.XXX.II. Le P. Montfaucon, d'après l'ordre du duc de Coislin, avait dressé le catalogue des manuscrits grecs que renfermait la collection Séguier. Ce catalogue parut sous ce titre: Bibliotheca Coisliniana, olim Segueriana, sive manuscriptorum omnium graecorum, quae in ea continentur... descriptio... studio et opera D. Bernardi de Montfaucon... - Parisiis, L. Guerin, 1725, in-8, 810 pag. Voy. Séguier. L'évêque de Metz (Né à Paris, le 15 septembre 1664, mort en la même ville, le 28 novembre 1732. Il avait été commandeur de l'Ordre du Saint-Esprit, premier aumônier du Roi et membre de l'Académie française), lui, passait à juste titre pour un véritable bibliophile. Il avait formé à Paris une fort belle collection de livres que les gens de lettres pouvaient fréquenter à leur gré. Outre celle-ci, il en possédait encore deux autres: l'une en son palais épiscopal, composée d'environ douze mille volumes; l'autre, non moins considérable, dans le splendide château de Frescaty, près Metz. Ses livres, habilement reliés et ornés par les plus célèbres artistes de l'époque, portaient en grande partie les armes du possesseur. Ces armes se distinguent des précédentes par les ornements de l'écu, comme il suit. COISNARD (Etienne), seigneur de la Garenne, près de Meulan, conseiller au Parlement de Paris, le 29 avril 1674, en la deuxième Chambre des enquêtes. Il naquit le 18 juin 1649, et mourut en sa terre de la Garenne, le 22 août 1722. COLARD (Pierre), conseiller au Parlement de Bourgogne. COLAS Seigneur des Francs, conseiller au Parlement de Paris. COLBERT (Jacques-Nicolas), deuxième fils du précédent, d'abord abbé du Bec, ensuite archevêque de Rouen, et membre de l'Académie française. Il naquit à Paris en 1654, et mourut le 10 décembre 1707. Ce prélat remarquable par les éminentes qualités qu'il montra sur le siège épiscopal et par ses vastes connaissances littéraires, posséda, comme on vient de le voir, la Bibliothèque Colbertine. Mais il avait aussi la sienne propre à Rouen, où figuraient des ouvrages rares et datant du berceau de l'imprimerie. Les volumes de sa provenance se reconnaissent aux marques suivantes: la première, quand il n'était encore qu'abbé; la seconde, après qu'il fut élevé à l'épiscopat. Ces marques sont quelquefois accompagnées du chiffre composé des lettres J. N. C. entrelacées, initiales de ses nom et prénoms. Une partie de ses livres passèrent à sa mort dans la Bibliothèque de son père. COLBERT (Jean-Baptiste), marquis de Torcy, ministre secrétaire d'Etat, né le 14 septembre 1665, mort le 2 septembre 1746. Ce fut le quatrième et dernier ministre que cette famille donna à la France. COLBERT (Louis), marquis de Linières, maréchal de camp par brevet en date du 1er janvier 1748. Il naquit le 8 avril 1709, et mourut le 24 juillet 1761. L'on trouve beaucoup de volumes à cette marque dans les autres Bibliothèques de Paris, et presque tous sont reliés avec infiniment de goût et d'élégance. COLBERT (Michel-Edouard), doyen de l'église d'Orléans en 1735, et abbé commendataire des abbayes royales de Saint-Mesmin et de Saint-Michel en Thierache. COLBERT Marquis de Seignelay (Jean-Baptiste), le premier ministre de ce nom. Il naquit à Reims, le 29 août 1619, et mourut en la même ville, le 6 septembre 1683. Colbert, comme chacun sait, fut un habile organisateur. Ce qu'on l'on sait peut-être moins, c'est qu'il a été l'un des plus ardents bibliophiles que l'on connaisse. A ce tact merveilleux qui lui faisant voir vite, net et bien le côté pratique d'une situation difficile, il joignait un goût profond pour les hautes manifestations de l'esprit. L'amour des livres le rendit presque aussi célèbre que ses talents administratifs. La Bibliothèque qu'il s'était créée à l'aide du savant Carcavi, au milieu d'une vie si laborieuse et si agitée, dès 1662, jouissait d'une réputation telle que les savants de l'Europe demandaient d'être admis à la visiter. On y comptait plus de huit mille manuscrits des plus rares et des plus précieux, de toutes les époques et en toutes langues. Parmi eux figuraient deux livres, aujourd'hui au Musée des Souverains, provenant des trésors inestimables que renfermait avant la Révolution la cathédrale de Metz: l'un, fait pour Charles le Chauve, et qui passait pour le Livre d'Heures de Charlemagne; l'autre, la Bible connue sous le nom de Bible de Charles le Chauve. La partie des imprimés était aussi très considérable. Le Catalogue qui en fut dressé lors de la vente mentionne dix-huit mille deux cent dix-neuf articles, dont la plupart sont doubles, triples et même quadruples; et ce ne serait point une exagération que d'évaluer le nombre des volumes à cinquante ou soixante mille. A la mort de Colbert, sa Bibliothèque passa entre les mains de son fils aîné, Jean-Baptiste Colbert, marquis de Seignelay, - né à Paris en 1651, mort le 5 novembre 1690, - qui devint ministre de la marine. "Le marquis de Seignelay, dit M. Léopold Delisle, n'avait pas pour les livres la même passion que son père". Cependant, il la conserva avec beaucoup de soin et l'augmenta encore sous la direction de Baluze, qui avait succédé à Carcavi dans la charge de bibliothécaire. Quand le ministre de la marine vint à mourir, la Bibliothèque Colbertine échut à Jacques-Nicolas Colbert, frère du précédent, archevêque de Rouen. Baluze fut alors remplacé par l'abbé Duchesne. Mais, selon le savant que nous venons de citer, l'administration Duchesne, pas plus que celle de Guillaume Milhet, son successeur, ne fut marquée par aucune augmentation. L'archevêque de Rouen, appréciant tout le prix d'une pareille collection, et croyant suivre en cela la pensée paternelle, résolut de la substituer dans la famille, afin d'en prévenir la dispersion. En conséquence, par son testament daté du 5 décembre 1707, il disposa de la Bibliothèque Colbertine en faveur de son neveu Charles-Eléonor Colbert, alors abbé, depuis comte de Seignelay, qui mourut le 27 mars 1747. L'héritier direct était le frère aîné de celui-ci, Marie-Jean-Baptiste Colbert, mort en 1712. Ce prélat pensait tout naturellement que l'abbé, par état, conserverait mieux que tout autre un aussi important dépôt bibliographique. C'est ce qu'il ressort des termes même de son testament. Ainsi, il recommande à Marie-Jean-Baptiste de laisser à son frère puîné, Charles-Eléonor, "tous les livres manuscrits et autres qui composent sa Bibliothèque de Paris, sans aucune réserve, pour la somme de 60,000 livres, espérant ledit seigneur testateur que ledit seigneur abbé de Seignelay, son neveu, dans lequel il a toujours reconnu de bonnes inclinations, conservera une Bibliothèque qui convient à l'état qu'il a embrassé, laquelle a été formée avec tant de soin par un père si respectable, lequel a toujours désiré qu'elle ne fut point dissipée, et que dans cette vue le sieur abbé de Seignelay, son neveu, prendra des mesures pour la perpétuer dans sa famille". Mais les goût ne sont pas héréditaires. Vingt et un ans après cette transmission, Charles-Eléonor ayant depuis longtemps abandonné la carrière ecclésiastique, songea à se défaire de la Bibliothèque fondée avec tant de peine et de dépenses par son aïeul, et si pieusement conservée en entretenue par ses deux oncles. En 1728, il fit une vente publique des livres imprimés. Quelque temps avant, il avait déjà vendu six cents manuscrits pour la somme de 12,000 livres, à l'amateur Meigret de Serilly. Ce commencement de dispersion jeta l'alarme dans la République des lettres. Les réclamations surgirent de tous côtés en vue de conserver un cabinet dont la destruction était considérée par les travailleurs comme une perte publique. On demanda que tant de richesses fussent acquises par le gouvernement. Le comte de Seignelay, il faut le dire à son éloge, en fit lui-même la proposition par une lettre qu'il adressa au Roi, et dans laquelle il s'en remettait complètement à sa générosité pour l'indemnité qu'il avait droit d'espérer. Louis XV s'empressa de se rendre au voeu de tous, et signa en quelque sorte le contrat de vente par ces simples mots écrits de sa propre main, en marge de la lettre d'offre du Comte de Seignelay: Bon, 300,000 livres. C'est ainsi, qu'en 1732, la Bibliothèque du Roi, s'augmenta de la plus précieuse et de la plus splendide collection de manuscrits qui jamais ait été formée par un particulier. En 1748, les manuscrits qui avaient été cédés à Meigret de Serilly furent réunis au fonds commun, et aujourd'hui, à part quelques volumes disséminés ça et là dans des cabinets d'amateurs tant français qu'étrangers, la Bibliothèque Nationale possède la presque totalité des manuscrits amassés par Colbert. La plupart des livres imprimés et presque tous les manuscrits portent sur leurs plats les armoiries du possesseur primitif. Ces armoiries, dont les fers ont été gravés en 1672 par un nommé Thomassin, varient quelquefois quant au module; mais le fond de l'écu, ainsi que les ornements qui l'accompagnent, restent toujours les mêmes. COLBERT DE CROISSI (Charles-Joachim), évêque de Montpellier, appelant de la bulle Unigenitus. Il naquit le 11 juin 1738, et mourut le 8 avril 1783. COLBERT DE CROISSY (Charles), président à mortier au Parlement de Paris, le 26 août 1629, mort au château de Versailles, le 28 juillet 1696, âgé de 67 ans. COLIGNY (DE) (Gaspard-Alexandre, comte). Il fut d'abord abbé de Saint-Denis de Reims, puis mestre de camp du régiment de Condé. Il mourut le 14 mai 1694, âgé de 32 ans. COLIN Conseiller au Parlement de Bourgogne. CONDÉ (Le grand), né à Paris, le 8 septembre 1621, mort à Fontainebleau, le 11 décembre 1680. Le vainqueur de Rocroi avait commencé une bibliothèque, qu'il fit transporter à Chantilly, où il passa les dernières années de sa longue et glorieuse carrière. A sa mort, elle devint la propriété de son fils aîné Henri-Jules de Bourbon, qui suit.
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CONFLANS (DE) (Godefroy-Maurice) prieur de Vaisseaux en Vivarais, abbé d'Aiguebelle en 1608, grand vicaire de Soissons, sacré évêque du Puy le 20 juillet 1621, mort le 14 mars 1625, âgé de 49 ans. COQUEBERT (Simon), écuyer trésorier de France, conseiller échevin de la ville de Reims, 1727. CORDES (DES) (Jean), d'une famille originaire de Tournay, chanoine de Limoges, mort au mois de janvier 1643, âgé de 72 ans. Dans sa description rimée de la ville de Paris, l'abbé de Marolles dit: Eloigné de Paris, chanoine de Limoges, Des Cordes, quel amas de livres fîtes-vous ? Que vous servit cela pour votre esprit si doux ? Eussiez-vous pris le soin d'en faire des éloges ? Sous cette plaisanterie de mauvais aloi, le fade rimeur semble inférer que des Cordes n'était qu'un bibliomane. Cependant le P. Jacob l'appelle "un autre Varron dans la recherche des bons livres". Gabriel Naudé, qui a fait sa biographie et rédigé son Catalogue, le tient pour un érudit les plus remarquables de son temps, et il ajoute que sa collection avait été commencée avec celle du savant Siméon Dubois, en latin Bosius (Siméon Dubois, de son vivant, était lieutenant général de la sénéchaussées de Limoges. On lui doit, entr'autres choses, une édition fort estimée des Lettres de Cicéron à Alticus, publiée en 1680 à Limoges, chez Hugues Barbou), celui-là même dont Scévole de Sainte-Marthe parle en termes si flatteurs. A la mort du chanoine de Limoges, le cardinal Mazarin acheta en bloc sa Bibliothèque, qui se composait d'environ six mille volumes, au prix de 22,000 livres. COSNAC (DE) (Daniel-Joseph), archevêque d'Aix en 1687. Il mourut, doyen des prélats de la Gaule, âgé d'environ 80 ans, le 21 janvier 1701. Ce prélat avait une Bibliothèque remarquable par le nombre et le choix des ouvrages. Les reliures étaient belles, et la plupart portaient les armes suivantes sur les plats. COTTEREAU (DE) (Léon), docteur de Sorbonne, prieur des Grands-Augustins de Paris, mort au mois de mai 1747, âgé de 67 ans. COUCY DE CHÂTEAUVIEUX (Louis), né le 16 août 1558, mort au mois de mars 1583. COURCILLON (DE) (Philippe), marquis de Dangeau, Grand-Maître des Ordres du Mont-Carmel et de Saint-Lazare. Il reçut ses provisions le 24 décembre 1693. Il avait été aide-de-camp du Roi depuis 1672 jusqu'en 1684, puis ambassadeur en Suède et deux fois en Angleterre, enfin chevalier des Ordres royaux et gouverneur de la Touraine. Né le 21 septembre 1638, mort le 9 septembre 1720. C'est l'auteur du journal si connu sous le titre de Journal de Dangeau. COURTARVEL DE PEZÉ (DE) (Henri-Albert), abbé commendataire de Notre-Dame de Beaupré. Il mourut au château de Montfort, près le Mans, en avril 1771, âgé de 91 ans. COURTENAI Ces armes figurent sur un exemplaire des Tableaux de la Révolution française, conservé à la Bibliothèque Nationale du Louvre. Quelques ouvrages à cette marque se rencontrent dans les ventes publiques. COUSIN (Louis), président en la Cour des Monnaies et membre de l'Académie française. Il naquit à Paris le 12 août 1627, et mourut le 26 février 1707. "C'était, dit le P. Niceron, un homme d'une probité sans égale, d'une justesse d'esprit admirable, d'un jugement droit et sûr". Il s'était composé une Bibliothèque remarquable, qu'il légua à l'abbaye de Saint-Victor, avec une rente de 1,000 livres, destinée à l'entretenir et à l'augmenter. COUSSIN Conseiller au Parlement de Bourgogne. COUSTURES (DES) En Bourbonnais. Cette empreinte nous a été communiquée par M. Georges de Soultrait, le savant auteur de l'Armorial du Bourbonnais.
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