GUIGARD - Armorial du Bibliophile.
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Code 32

CIREY Dont plusieurs membres au Parlement de Bourgogne.
CISTERNAY DU FAY (DE) (Charles-Jérôme), capitaine aux Gardes Françaises, né à Paris en 1662, mort en 1723. "Cet amateur, dit Fontenelle, étant lieutenant aux Gardes, eut une jambe emportée d'un coup de canon, au bombardement de Bruxelles, en 1695. Il n'en quitta pas le service, et obtint une compagnie dans le régiment des Gaules; mais il fut obligé à y renoncer, par les incommodités qui lui survinrent, et par l'impossibilité de monter à cheval. Heureusement il aimait les lettres, et elles furent sa ressource. Il s'adressa à la curiosité en fait de livres, curiosité qui ne peut qu'être accompagnée de beaucoup de connaissances. Il rechercha avec soin les livres en tous genres, les belles éditions de tous les pays, les manuscrits qui avaient quelque mérite, outre celui de n'être pas imprimés, et se fit à la fin une Bibliothèque bien choisie et bien assortie, qui allait bien à la valeur de vingt-cinq mille écus. Ainsi il se trouva dans Paris un capitaine aux Gardes, en commerce avec tous les fameux libraires de l'Europe, ami des plus illustres savants, mieux fourni que la plupart d'entre eux des instruments de leur profession, plus instruit d'une infinité de particularités qui la regardaient". Tout le monde cependant ne partageait pas pour la Bibliothèque de Du Fay l'admiration du célèbre académicien. Le président Bouhier et l'avocat Marais, entre autres, n'avaient sur le goût et les connaissances bibliographiques de l'ancien lieutenant aux Gardes qu'une estime assez restreinte. En effet, Bouhier écrit à Marais, le 3 juillet 1725, après avoir lu le catalogue rédigé par G. Martin: "Cela sent moins le savant que le bibliomane". Et Marais lui répond le 8: "Le jugement que vous portez du catalogue de M. Du Fay est excellent: ce n'est pas une bibliothèque, c'est une boutique de livres curieux faite pour vendre et non pour garder". Il faut dire qu'ils ne le jugèrent que d'après le catalogue, et se prononcèrent plus en savants qu'en amateurs: le sentiment bibliophilique leur échappa. La beauté des exemplaires, le choix du papier, la célébrité des typographes, la rareté des ouvrages, ces reliures qui, par la délicatesse, l'élégance et le bon goût de l'exécution, s'élèvent aux proportions de l'art, tout ce qui excite la fibre si délicate du collectionneur, les toucha fort peu. A travers les exagérations naturelles d'un éloge où l'on n'a d'autre but que de louer, l'on peut cependant discerner ce qu'il y a de vrai dans ce que dit Fontenelle au sujet de Du Fay. La collection de ce bibliophile se composait de 4,000 volumes. Ce nombre n'a rien de bien extraordinaire, et nous avons vu maintes Bibliothèques, autrement considérables par la quantité de livres qu'elles recelaient, et qui cependant étaient loin d'avoir l'importance de celle de Cisternay Du Fay. Celle-ci valait, selon Fontenelle, vingt-cinq mille écus, c'est-à-dire deux cent vingt-cinq mille francs de notre argent actuel. Il fallait donc au moins que la forme rachetât ce que Bouhier et Marais lui reprochaient sous le rapport du fond. En tête des bons exemplaires de son catalogue, se trouvent deux portraits de notre bibliophile. L'un, dû à la pointe habile de Drevet, d'après Rigaud: l'autre, tout littéraire, laissé par son ami Martin Brochard, professeur au collège des Quatre-Nations. Tous deux se justifient réciproquement. Cisternay Du Fay était d'une physionomie agréable, d'une gravité sans affectation et peu causeur. D'un naturel doux et obligeant, il mettait avec courtoisie au service de ses amis toutes les richesses littéraires qu'il avait si laborieusement et si chèrement amassées. Sa Bibliothèque fut vendue et dispersée en 1725. Les plus fins amateurs, et particulièrement le comte d'Hoym, y puisèrent à larges mains. On y trouva, dit Le Roux de Lincy, cinq volumes à la reliure de Grolier.