GUIGARD - Armorial du Bibliophile.
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Code 30

CHABENAT DE BONNEUIL En Berry. Le fer de ces armes, conservé au musée de Bourges, sans aucun doute a servi à marquer les livres d'une Bibliothèque particulière. Mais à quel membre de la famille Chabenat a-t-il appartenu ? C'est ce que nous n'avons pu découvrir.
CHAMBELLAN (Guillaume), conseiller au Parlement de Bourgogne, reçu le 15 juin 1496.
CHAMILLART (DE) (Michel), né en 1651 d'une famille bourgeoise, mort à Paris, le 14 avril 1721. Chamillart fut d'abord contrôleur général des finances, en 1699, à la place de Pontchartrain; puis ministre de la guerre en janvier 1700, en remplacement de Barbezieux, fils de Louvois. Cinq ans après, Louis XIV le nomma grand trésorier de ses ordres. Il obtint en outre la réunion des seigneuries de Courcelles, Château-Sénéchal, Verron et autres châtellenies au comté de la Suze (Sarthe), dont l'érection fut renouvelée en sa faveur par lettres-patentes du mois de mai 1720. Chamillart est le type du ministre sous un gouvernement personnel. Sans aucune espèce de talent, il s'éleva, comme on vient de le voir, aux plus hautes dignités. On a dit qu'il ne devait son étonnante fortune qu'à sa grande habilité dans tous les jeux, et particulièrement au jeu de billard, que Louis XIV aima passionnément de longues années. Bien que rien ne puisse nous étonner de l'homme qui signa la révocation de l'édit de Nantes et provoqua les dragonnades, il nous est difficile d'admettre que, pour un motif aussi puérile, le "grand roi" ait pu confier à Chamillart d'aussi importantes fonctions. La cause réelle de son avancement est peut-être dans son incapacité même. Il n'était ni politique, ni guerrier, ni administrateur, ni financier. Son mérite, si c'en est un, consistait dans la possession de ces qualités négatives que les grands aiment et recherchent tant chez leurs inférieurs: l'honnêteté, la modestie, la douceur et la soumission. "C'était, dit Saint-Simon, un homme aimable, obligeant, modeste, compatissant, doux dans le commerce et sur, jamais enflé, encore moins gâté par la faveur et l'autorité, d'abord facile et honnête à tous, mais à la vérité impar oneri, peu d'esprit et de lumière, peu de discernement, aisé à prévenir, à s'entêter, à croire tout voir et tout savoir..." Dans tous les actes de son administration, il était guidé et soutenu par les conseils de son puissant patron, qui en cela trouvait lui-même la satisfaction de son immense amour-propre. Par hasard, faisait-il bien, le maître en recueillait tout l'avantage; si mal, l'élève supportait à lui seul tout le poids de l'animadversion publique. Quant sonna l'heure de sa chute, il rentra, calme, tranquille et sans haine, dans la vie privée, où il vécut depuis sans faste et dans la meilleure compagnie, passant son temps dans son hôtel à Paris, ou dans son château de Courcelles (Seine-et-Oise). C'est alors, comme tous les vaincus, qu'il chercha une compensation dans les choses de l'esprit. Il rassembla un grand nombre de bons et beaux livres, dont la plupart portaient ses armes frappées sur les plats. Il se composa, en outre, un cabinet d'antiquités et d'objets d'art d'une grande valeur, où il avait réuni des estampes, des gravures et des tableaux, dans le choix desquels il se montra un amateur de goût. A sa mort, les épigrammes tombèrent dru comme grêle. de toutes, nous ne citerons que la suivante, qui frappe à la fois et le maître et le serviteur: Ci-gît le fameux Chamillart, De son roi le protonotaire; Il fut un héros au billard; Un zéro dans le ministère. Chamillart avait épousé, le 28 novembre 1680, Isabelle-Thérèse Le Rebours, sa cousine germaine, fille de Jean Le Rebours, maître des Comptes, morte au château de la Suze, le 26 juillet 1731, âgée de 74 ans. Madame de Chamillart, dans son domaine de l'Etang-la-Ville (Seine-et-Oise), s'était formée une Bibliothèque fort remarquable et de beaucoup supérieure à celle de son mari, soit par le choix des ouvrages, soit par le luxe et l'élégance des ornements. Tous les volumes qu'elle avait fait relier elle-même étaient habillés en maroquin de différentes couleurs et doublés de même. On les reconnaît facilement par ses armes, tantôt frappées sur les plats, avec son chiffre aux angles - deux C entrelacés, - tantôt à l'intérieur, comme il suit. Ces volumes sont aujourd'hui disputés avec ardeur par les bibliophiles. A la vente de la splendide collection Brunet, ils se sont élevés à des prix fabuleux. Nous en citerons quelques-uns pour montrer le goût du possesseur primitif. Dans le catalogue des livres de Brunet, nous trouvons: 1er, un exemplaire des Provinciales, 1700, 2 vol. in-12, vendu 1,620 fr. à M. Potier, libraire de Paris; 2ème, un Théâtre de Corneille, 1706, 10 vol. in-12, reliés par Boyer, vendu 4,100 fr. au même libraire. Dans le catalogue des livres rares et précieux de M. J. J. de Bure, Paris, 1853, in-8, sous le n° 47, on lit: "Heures pour Madame Chamillart, in-8, relié, maroquin, avec des fermoirs, doublé de mar. v., dent., tr. dor. - Manuscrit sur vélin composé de 401 pages et le titre. Il est orné d'une miniature à la page 32, et de vignettes, culs-de-lampe et lettres initiales en or et en couleurs. L'écriture en est très belle. Le nom du calligraphe, J. Le Couteux, se trouve à la page 368. - Ce joli manuscrit, fait pour madame de Chamillart, femme du ministre de ce nom, est à ses armes. Cette Dame possédait de très jolis livres qui sont actuellement fort recherchés..." Ce volume fut acquis 605 fr. par le célèbre bibliophile Hope. Il figure dans le Catalogue de cet amateur sous le n° 5. Enfin, M. Bachelin-Deflorenne, notre éditeur, a vendu récemment, en vente publique, un livre aux armes de madame de Chamillart, intitulé: Le Symbole des Apôtres, avec des explications pour servir de méditations aux âmes chrétiennes, par le R. P. Perduyn, de la Compagnie de Jésus, à Bruxelles. C'est un volume in-12, relié en maroquin noir janséniste, doublé de maroquin rouge, avec bordures. Chaque feuille de vélin est encadrée d'or; les titres sont rouges, les majuscules sont ornées de peintures rehaussées d'or. Il est aujourd'hui en la possession d'un amateur qui descend de la famille des Chamillart. Chamillart eut de sa femme trois filles, qui toutes trois professèrent pour les beaux livres le même culte que leur mère. La première, Catherine-Angélique, morte le 19 février 1739, âgée de 50 ans, épousa, le 14 juin 1698, Thomas de Dreux, marquis de Brézé. La seconde, Marie-Thérèse, morte sans enfants le 3 septembre 1716, fut mariée, le 24 septembre 1701, à Louis, duc de la Feuillade, maréchal de France, mort le 29 janvier 1725. La troisième, Geneviève-Thérèse, morte le 31 mai 1714, avait épousé, le 14 décembre 1702, Guy-Nicolas de Dorfort, duc de Lorges, dont elle fut la première femme. Nous en parlerons aux noms respectifs de leurs maris.
CHAMP (DU) (Georges), conseiller au Parlement de Bourgogne, reçu le 14 juin 1690.
CHAMPCOURT (DE) André, Né vers 1770, mort en septembre 1823. M. de Champcourt fit partie de l'armée de Condé. Rentré en France avec les Bourbons, il s'occupa de littérature. On a de lui: Pièces fugitives et légères; Paris, 1820, in-18. - Histoire morale de l'éléphant; Paris, 1821, in-18; - Poésies légères; Paris, 1822, in-12. Dans ce volume se trouve les Rivaux de la Courtille, tragédie burlesques en un acte. Tous ces ouvrages n'ont été tirés qu'à très petit nombre d'exemplaires: c'est là leur seul mérite.
CHANLATTE Directeur du commerce des Indes, 1670. Les livres à cette marque sont assez fréquents, et l'élégance avec laquelle ils sont reliés fait supposer que la Bibliothèque dont ils faisaient partie devait être celle d'un bibliophile de goût.
CHAPPONAY (DE) (François), prévôt des marchands de la ville de Lyon, 1627.
CHAPT DE RASTIGNAC (Louis-Jacques) archevêque de Tours, né dans le Périgord en 1684, mort le 2 août 1750. L'archevêque de Tours avait réuni dans son palais épiscopal beaucoup de livres, en général classiques, qu'il avait fait relier avec une grande richesse d'ornementation. On y remarquait aussi bon nombre de manuscrits précieux, dont la plupart sont conservés aujourd'hui dans les différentes Bibliothèques de Paris.
CHARENCY (Guillaume), conseiller au Parlement de Grenoble, vers le commencement du XVIIème siècle.
CHARPENTIER (Thierry), conseiller au Parlement de Metz, le 16 octobre 1637, puis au Grand Conseil, le 25 janvier 1644, conseiller au Parlement de Paris et commissaire aux requêtes du Palais, le 5 avril 1645, mort en 1681. Duleau, dans ses portraits des membres du Parlement de Paris, dit: Charpentier. - Fort facile à gouverner, quoyque en apparence d'humeur bizarre, critique et mélancolique; est fort attaché à ses interests, au sacq; seur à ses amys... Ne manque pas de capacité". Ni de goût et de talents bibliographiques, ajouterons-nous, car les livres à cette marque que nous avons vus étaient habillés avec beaucoup d'élégance, et la plupart portaient des notes judicieuses tant sur le sujet propre, que sur l'édition. On trouvait dans sa bibliothèque plusieurs incunables et quelques Livres d'Heures ornés de miniatures de la plus grande beauté.
CHARRIER Sieur de La Roche (Jean-Baptiste), chevalier, né en 1734, président en la Cour des Monnaies de Lyon, lieutenant particulier de la même ville en 1755.
CHARRON Marquis de Menars (Jean-Jacques), président à mortier au Parlement de Paris, mort en sa terre de Menars-sur-Loire, près Blois, le 16 mars 1718, dans sa 75ème année de son âge. "C'était, dit Saint-Simon, une très belle figure d'homme et un fort bonhomme aussi, peu capable, mais plein d'honneur, de probité et de dignité, et modeste, prodige dans un président à mortier". Maupeou lui succéda dans la charge de président. Jean-Baptiste Colbert, depuis ministre de ce nom, mort le 6 septembre 1683, avait épousé sa soeur, Marie Charron. Ce bibliophile, dont le cabinet était un des plus beaux de son époque, s'enrichit encore, vers 1679, de la presque totalité de la collection Thuanienne, qu'il sauva ainsi, pour le moment, d'une dispersion complète. Cet évènement parut si heureux pour les lettres, que le poète Santeul le célébra dans une très belle élégie en vers latins sous le titre de Bibliotheca Thuana, nunc Menarsiana. En 1706, le président Menars céda au cardinal de Rohan alors évêque de Strasbourg, pour la somme de 40,000 livres, toute la Bibliothèque des de Thou. A sa mort, tout ce qui restait de sa collection et qui contenait encore tant de richesses différentes, comme on peut le voir par le Catalogue cité ci-dessous, fut transporté et vendu à la Haye. Seulement les manuscrits Dupuy, dont le nombre s'élevait à plus de 850 volumes de tout format, restèrent entre les mains de ses deux filles et héritières, Marie-Thérèse Charron de Neufville, et Marie-Françoise-Thérèse Charron de Nozieux. Le 10 avril 1720, ces manuscrits furent acquis par le procureur général de Fleury, pour 25,000 livres, qui les céda, le 10 juillet 1755, à la Bibliothèque du Roi, moyennant la somme de 60,000 livres.
CHARTRAIRE DE BOURBONNE (Jean-François-Gabriel-Benigne), président à mortier au Parlement de Bourgogne, en 1735, né le 8 avril 1713, mort le 24 novembre 1760. Il avait épousé Jeanne-Guillelmine, fille du célèbre président Jean Bouhier. Chartraire de Bourbonne avait hérité, en 1746, de la célèbre Bibliothèque de son beau-père. Il la laissa à son fils, et celui-ci au comte d'Avaux, son gendre, qui la vendit, en 1784, à l'abbé de Clairveaux, au prix de 135,000 livres. Voy. Bouhier.
CHASSEBRAS (Jean-Baptiste), ancien docteur et seigneur de Sorbonne, prieur de Saint-Pierre de Chaumont en Vexin. Il avait été d'abord chanoine de l'église de Chartres, puis, durant 35 ans, archiprêtre et curé de Sainte-Marie-Magdeleine, à Paris. Mort en 1691, âgé de 77 ans.
CHASSEPOT DE BEAUMONT (Jean-François), chevalier seigneur de Mennecoeur, conseiller du Roi en sa cour de Parlement. Mort à Paris, le 10 février 1724, à l'âge de 78 ans.
CHASTELLUX (DE) Duc de Rauzan (Henri-Louis), ancien ministre plénipotentiaire. Il venait d'être appelé à l'ambassade de Turin lorsque la Révolution de 1830 éclata. A cette même époque, il était député de Saône-et-Loire. C'est à l'occasion de son mariage avec Melle de Duras, que Louis XVIII lui accorda le titre de duc de Rauzan.
CHASTENET (DE) Comte de Puységur (Aimé-Jacques-Ladislas), mort à Tours, le 2 mai 1844. La Bibliothèque du comte de Puységur se faisait remarquer par le choix des livres, la beauté des éditions et le goût des reliures. C'est au comte de Puységur que M. d'Avaux, le dernier représentant de la famille de Mesmes, légua en mourant le fameux psautier d'Ingelburge, dont MM. de Sourdeval et Léopold Delisle nous ont donné la curieuse odyssée.
CHASTILLON En Bresse et Bugey.
CHATEAUNEUF DE ROCHEBONNE (DE) (Charles-François), évêque et comte de Noyon en décembre 1707. Il assista au sacre de Louis XV, le 25 octobre 1722, et fut fait archevêque de Lyon en juillet 1731. Mort le 28 février 1740.
CHATELET (DU) Branche puînée de la maison de Lorraine.

Code 31

CHAULNES (DE) (Michel-Ferdinand d'Albert d'Ailly, duc) lieutenant-général des armées de Louis XV, membre honoraire de l'Académie des Sciences, né le 31 décembre 1714, mort le 23 septembre 1769. La Bibliothèque du duc de Chaulnes renfermait les ouvrages les plus rares et les plus curieux. Il avait aussi formé une splendide collection d'estampes. La vente des livres produisit 41,123 livres, environ 225,163 francs de notre argent. Cet amateur possédait en outre une seconde Bibliothèque en son château de Chaulnes, composée de 1,105 volumes, qui fut vendue à part, comme l'indique le catalogue suivant, toujours joint au précédent.
CHAUVELIN (Louis), seigneur de Grisenoy, président à mortier le 26 juin 1736, né le 23 janvier 1706, mort le 29 avril 1754.
CHAUVELIN Seigneur de Grosbois, (Germain-Louis), branche de Grisenoy, garde des sceaux de France le 17 août 1727, ministre et secrétaire d'Etat des affaires étrangères jusqu'au 20 février 1737, et secrétaire et commandeur des ordres du Roi le 1er août 1736. Il naquit le 26 mars 1685, et mourut le 2 avril 1762. Cet amateur, outre une fort belle Bibliothèque, avait réuni une collection très estimée de tableaux, d'estampes et autres objets d'art. Les livres à cette marque sont assez fréquents, et se font tous remarquer par leurs belles reliures.
CHAVANNES En Bresse et Bugey.
CHAVAUDON (DE) (Louis-Guillaume, seigneur), président au Grand Conseil le 31 mars 1728, maître des requêtes honoraire, puis président au Parlement le 16 décembre 1740, né le 6 mars 1691, mort au château de Montmagny, le 16 juillet 1765. Il avait épousé, le 19 juin 1715, Anne-Elisabeth Masson, fille de Jean-François Masson, secrétaire du Roi et fermier général.
CHÉON (Guillaume), conseiller échevin de la ville de Reims, vers 1720.
CHÉRIN (Bernard), né à Abouville en Champagne, le 20 janvier 1718, mort à Paris, le 21 mai 1785. Chérin avait été historiographe des ordres de Saint-Lazare, de Saint-Michel et du Saint-Esprit. Ce fut un généalogiste instruit, et, ce qui est rare, d'une haute probité. Sa Bibliothèque, considérable d'ailleurs, renfermait particulièrement des ouvrages manuscrits et imprimés sur toutes les familles nobles de France, et tous ses livres portaient les armes ci-dessus rapportées sur les titres. Son fils, Louis-Nicolas-Henri, mort le 14 juin 1799, généalogiste aussi, continua la Bibliothèque de son père avec la même marque. A sa mort elle fut dispersée, et l'on trouve aujourd'hui bon nombre de volumes ayant appartenu aux Chérin, dans la Bibliothèque Impériale.
CHEVALIER (Jacques), seigneur du Plessis et du Coudrai, petit-fils de Nicolas Chevalier, né en 1626, mort en 1688. Il avait été nommé conseiller au Parlement de Paris le 22 août 1638. Le Roux de Lincy n'a pas cité ce descendant du célèbre bibliophile. Il est vrai que, de notre côté, nous n'avons trouvé que ses armes frappées sur les plats d'un ouvrage de jurisprudence.
CHEVALIER (Louis), président en la seconde Chambre des Enquêtes à la Cour des Aides de Paris le 19 août 1704, honoraire en 1714. Il naquit à Paris le 6 juin 1674, et mourut le 28 février 1756. Bibliothèque nombreuse, choisie, et dont la plupart des volumes étaient habilement reliés. On trouve sur les livres de ce bibliophile tantôt la marque ci-dessus, tantôt la suivante. La première a pour légende: LUD. CHEVALIER PRESIDIS. La seconde: EX LIB. LUD. CHEVALIER PRAESIDIS. Nous n'avons pu déterminer quelle est celle qui a précédé l'autre.
CHEVALIER (Nicolas), président à la cour des Aides, mort le 23 juin 1633. Nicolas Chevalier était le petit-fils d'Etienne Chevalier, né à Melun vers 1410, mort le 3 septembre 1474, trésorier et ambassadeur de Charles VII, et ami particulier d'Agnès Sorel, qui le nomma son exécuteur testamentaire avec Jacques Coeur. Etienne Chevalier fut un bibliophile des plus ardents. Le petit nombre de manuscrits provenant de sa collection parvenus jusqu'à nous, dont la plupart furent exécutés par Jean Fouquet, sont des chef-d'oeuvres de calligraphie et de peinture. Il s'était fait construire à Paris, rue de la Verrerie, un hôtel que l'on voyait encore au XVIIIème siècle. C'est là que Nicolas Chevalier conserva longtemps les richesses littéraires de son parent, auxquelles il avait ajouté les siennes, qui se composaient de livres remarquables par leurs belles reliures, et, selon le P. Jacob, de "quelques manuscrits bien rares, couverts de velours bleu", contenant des recherches généalogiques sur les familles nobles de France. Les livres, imprimés ou manuscrits, portaient sur les plats tantôt un semé de fleurs de lys, tantôt les armes ci-dessus avec deux C entrelacés aux angles. Selon M. Albert de la Fizelière, dans son édition de la Rymaille des Bibliotières, Paris, Aubry, 1869, la majeure partie de cette collection, à la mort de Nicolas Chevalier, passa par héritage au président Longueil de Maisons, son neveu. Recherches sur Jean Grolier, par Le Roux de Lincy, p. XXXIV.
CHEVALIER (DE) (Georges), conseiller au Parlement de Grenoble, 1680.
CHIVRON (DE) (Bénédict-Théophile), archevêque de Tarentaise, né à Turin en 1585, mort le 16 juin 1658.
CHOISEUL (DE) (Etienne-François, duc), comte de Stainville, ministre et secrétaire d'Etat, chevalier des Ordres du Roi et de la Toison d'Or, né le 28 juin 1719, mort dans le mois de mai 1785. Ce célèbre diplomate, malgré ses préoccupations politiques, sut encore trouver le temps de se composer un des plus riches cabinets bibliographiques et artistiques qu'on ait connus. La plupart des volumes à ses armes sont entrés à la Bibliothèque Impériale.
CHOISEUL (DE) (Léopold-Charles) 17ème archevêque de Cambrai, comte de Cambrésis et prince du Saint-Empire, frère du précédent, né au château de Lunéville, le 6 décembre 1724, mort le 4 septembre 1774.
CHOISEUL (DE) Duc de Praslin (Renault-César-Louis), né le 18 janvier 1735, à Paris, où il mourut le 7 décembre 1791. Il avait été député de la sénéchaussée d'Anjou aux Etats Généraux en 1789.
CHOISEUL-BEAUPRÉ (DE) (Claude-Antoine), évêque, comte de Châlons-sur-Marne, pair de France, né le 1er novembre 1697, mort le 2 octobre 1763. Il était fils d'Antoine-Cleradius, comte de Choiseul, marquis de Beaupré, et de Anne-Françoise de Barillon de Morangis.
CHOISEUL-BEAUPRÉ (DE) (Gabriel-Florent), né à Dinan, diocèse de Liège, au mois de juillet 1685, sacré évêque de Saint-Papoul le 17 juillet 1718, nommé évêque de Mende en 1723. Il mourut vers 1767, doyen des évêques de France.
CHOLIER (DE) Chevalier, comte de Cibiens (Louis-Hector), baron d'Albigny, seigneur de Bailly, du Breuil, Layeux, Montroman, Misérieux, Sainte-Euphémie, etc..., président en la Cour des Monnaies de Lyon, élu le 12 mai 1732, mort vers 1757. La Bibliothèque de cet amateur contenait la Polyglote de Walton, le Davila de l'Imprimerie Royale, le Virgile d'Ogilvi, le Phèdre à l'usage du prince de Nassau, les Capitulaires de Baluze, les Poètes latins de Londres, le Joseph d'Havercamp, le Suidas de Cambridge, les belles éditions de Glascow, et autres livres précieux tant par la date que par l'impression.