GUIGARD - Armorial du Bibliophile.
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Code 21

BOCHART DE CHAMPIGNY (Jean), premier président au Parlement de Paris, mort le 27 avril 1630.
BOCHETEL (Guillaume), seigneur de Sassy, Brouillamon et autres lieux. Il était fils de Bernardin Bochetel, secrétaire du roi, et de Catherine Babouin. Il fut nommé secrétaire des finances en 1547, charge qu'il exerça jusqu'à l'époque de sa mort, arrivée en 1558.
BOFFIN (DE) (Jean-Félicien), conseiller au Parlement de Grenoble, vers 1680. La Bibliothèque de ce fonctionnaire contenait beaucoup d'ouvrages sur la jurisprudence, et presque tout ce qui avait été publié jusqu'à son époque concernant la province de Dauphiné.
BOHIER (Jean), frère d'Antoine Bohier, cardinal et chancelier de France. Il avait été chanoine et chantre de l'église de Paris, président des requêtes au Parlement de cette ville, puis évêque de Nevers.
BOIS (DES) (Engelbert), évêque de Namur. Il fut élevé au siège épiscopal le 31 octobre 1629, et mourut le 15 juillet 1651. Nous ne savons si ce prélat possédait une Bibliothèque proprement dite; tout ce que nous pouvons dire, c'est que le seul volume que nous ayons vu à ces armes était un exemplaire de dédicace.
BOIS (DU) (Guillaume), cardinal, ministre d'Etat, né en 1656 à Brives-la-Gaillarde, mort à Versailles en 1723. La Bibliothèque du cardinal du Bois, à l'origine, appartenait à l'abbé Bignon, qui l'avait formée avant d'être bibliothécaire du roi. Il la vendit à Law dans le temps où celui-ci pouvait et voulait tout acheter. Law la revendit en 1723 au cardinal pour la somme de 50,000 fr. Elle était alors composée de 35,000 volumes. A la mort de du Bois, les libraires de Paris l'achetèrent 65,000 fr. et la cédèrent presque aussitôt pour le prix de 80,000 fr. à un nommé Guiton. Celui-ci fit transporter cette Bibliothèque à la Haye, où elle fut vendue à l'encan. Un amateur, nommé Milsoneau, acquit à cette vente plusieurs livres imprimés et manuscrits des plus rares, lesquels passèrent ensuite dans la collection de M. le marquis de Paulmy, pour aller après grossir les richesses de la Bibliothèque de l'Arsenal. Cependant nous avons trouvé quelques livres, provenant du trop célèbre cardinal, à la Bibliothèque Nationale.
BOIS DE MENILLET (DU) (Jean), reçu conseiller au Parlement de Paris le 28 mai 1641. Dans les portraits des membres du Parlement de Paris, publiés par Duleau, nous trouvons: "Du Bois de Menillet. - Entend le Palais, a de l'esprit et des lettres; néanmoins irrégulier, d'accueil farouche, et pour d'ordinaire intraitable; revient quelquefois. Aime les intérêts; a médiocre crédit..."
BOIS GAULTIER (DU) (Philippe-Charles), conseiller en la Grande Chambre du Parlement de Paris, mort le 22 mai 1726, à l'âge de 70 ans.
BOISOT (Jean-Baptiste), prieur de la Loye, de Lachaux, et abbé de Saint-Vincent, né à Besançon, au mois de juillet 1638, d'une ancienne et illustre famille originaire de Dijon, mort le 4 décembre 1694. Si jamais quelqu'un mérita le titre de bibliophile, c'est à coup sûr l'abbé Boisot. Il ne vivait pour ainsi dire que pour les livres et par les livres. Aussi sa Bibliothèque jouissait-elle d'une réputation considérable parmi les savants et les amateurs. On y trouvait les ouvrages les plus importants, imprimés ou manuscrits, qu'il avait recueillis dans ses voyages en France, en Espagne et en Italie. Vers 1664, pendant qu'il représentait le clergé aux Etats de Besançon, il l'augmenta encore d'un grand nombre de volumes provenant de la belle collection d'Antoine Perrenot, cardinal de Granvelle. Il les avait acquis du comte de la Baume-Saint-Amour (Charles-François), colonel du régiment de Bourgogne, mort après 1707. En mourant, le cardinal de Granvelle avait laissé, dans plusieurs coffres, une quantité prodigieuse de papiers concernant la presque totalité du XVIème siècle, si fertile en grands événements. C'étaient des lettres d'affaires écrites en différentes langues, toutes notées, apostillées ou soulignées de sa main, avec plusieurs copies de ses réponses, que l'habile ministre de Charles-Quint avait réunies pendant le cours de sa longue carrière diplomatique. Ces précieux monuments historiques avaient été négligés, portés dans des gatelas, et abandonnés à la merci du temps et des souris. "Au commencement, dit Boisot dans une lettre à Pellisson, les domestiques, peu après les enfants du voisinage allaient facilement prendre ces papiers; ensuite, comme on eut besoin de cinq ou six caisses, un maître d'hôtel habile, pour montrer qu'il ne laissait rien perdre, vendit à des épiciers les lettres qui étaient dedans. Enfin, on se trouva si embarrassé de ces paperasses inutiles (on leur faisait l'honneur de les appeler ainsi), que, pour s'en défaire peu à peu, on les abandonna aux dernières indignités. Ce fut ce qui les sauva". C'est à Jules Chifflet, conseiller au Parlement de Dôle, mort le 8 juillet 1676, que l'on est redevable d'avoir arraché ces papiers à une véritable destruction. Il s'en était fait apporter une certaine quantité, qu'il examina avec le plus grand intérêt. Pénétré de leur importance, il se proposait de les mettre en ordre et de les conserver, mais la mort le surprit avant d'avoir mis son dessin a exécution. L'abbé Boisot acheta alors, des héritiers de Jules Chifflet, tous les papiers que celui-ci avait pu réunir. Il y en ajouta beaucoup d'autres encore, détenus en différentes mains et qu'il obtint soit par don, soit par acquisition. Enfin, lorsqu'il crut tout avoir ou peu près, il entreprit d'exécuter le projet conçu par Jules Chifflet, et qui consistait dans l'arrangement systématique de toutes les pièces, avec des notes sur chacun d'elles. Cette opération présentait des difficultés que l'amour de la bibliophilie pouvait seul lever. La plupart de ces pièces étaient écrites en chiffres, et il fallait les expliquer. "Je ne serais jamais venu à bout de les déchiffrer, dit-il, si, par le plus grand bonheur du monde, une ligne mal effacée ne m'eût aidé à deviner le reste". Enfin, après dix années consécutives d'un travail opiniâtre et assidu, le savant et courageux abbé parvint à former cette fameuse collection en quatre-vingt-deux volumes in-folio, connue aujourd'hui sous le titre de: Mémoires du cardinal de Granvelle. Outre sa Bibliothèque, l'abbé Boisot possédait un cabinet qui renfermait des bronzes antiques, des médailles de toute espèce, des pierres gravées les plus précieuses, des tableaux de maîtres les plus recherchés, des productions de la nature les plus extraordinaires, enfin, une infinité d'autres objets d'art et de curiosité. Le 27 novembre 1694, quelques jours avant sa mort, par, disposition testamentaire, il institua pour héritier son frère, Claude Boisot, président au Parlement de Besançon, et laissa aux Bénédictins de son abbaye une partie de ses richesses artistiques, la plupart de ses manuscrits et sa Bibliothèque tout entière, avec 2,000 écus pour l'augmenter et l'entretenir, à la condition expresse qu'elle serait publique deux fois par semaine. Cependant Claude Boisot, le 23 février 1699, offrit à la Bibliothèque du Roi, pour une somme de 15,000 livres, tous les manuscrits recueillis et mis en ordre par son frère. Mais cette proposition n'eut aucune suite, ne pouvant se concilier avec la volonté formelle du testateur. Les religieux de l'abbaye de Saint-Vincent restèrent donc possesseurs des livres imprimés et manuscrits provenant de l'abbé Boisot, sur la plupart desquels le magistrat de Besançon fit apposer le sceau de la cité. A la révolution, toute la Bibliothèque dite de Saint-Vincent fut transportée à la Bibliothèque publique de la ville de Besançon, dont elle forme aujourd'hui le premier et l'un des plus précieux fonds.
BOISSE (Pierre), échevin de la ville de Lyon, 1668. Pierre Boisse était un véritable bibliophile, voire un bibliomane. Ses livres étaient nombreux, et la plupart d'une grande rareté.
BOISSEL (DE) (Toussaint-Joseph-Pierre), abbé de Bois-Boissel, chanoine et comte de Lyon, 1779.
BOISSIER (Guillaume), conseiller du Roi et maître ordinaire en sa Chambre des comptes, né vers 1632, mort à Paris, âgé de 93 ans. Il était fils de Guillaume Boissier, premier commis de M. de Châteauneuf, secrétaire d'Etat, et de Marie de Chaufourneau.
BOISSY (DE) (Melchior), de la famille des fondateurs de l'ancien collège de ce...
BOISTEL (DE) Seigneur de Chastignonville, d'Ambrières, de Lauhaye, conseiller en la troisième Chambre des enquêtes du Parlement de Paris. Il mourut dans un âge très avancé, vers le mois de février 1707, avec la réputation d'un magistrat intègre et d'un grand amateur de livres.
BOIVEAU DE CIPIERRE Né dans le Mâconnais. Il fut nommé gouverneur de l'hôtel royal des Invalides en 1705.
BOLACRE (Henri), prévôt des marchands de Nevers en 1646.
BOLLIOUD-MERMET Né à Lyon, le 15 février 1709, d'une ancienne famille consulaire de cette ville. Il mourut en 1793, secrétaire perpétuel de l'Académie de Lyon, dont il était membre depuis le 12 avril 1736. Bollioud-Mermet fut un bibliophile sérieux. Ses livres étaient tous bien choisis, et la plupart élégamment reliés. Il laissa entre autres écrits - assez médiocres du reste - un ouvrage intitulé: De la Bibliomanie, où, par une contradiction singulière, il critique cette passion même qui le recommande au souvenir des amateurs.
BOLLOGNE (DE) (Le comte).
BOLOZON (Vespasien), échevin de la ville de Lyon, 1635.
BONALD (DE) (Louis-Jacques-Maurice), archevêque de Lyon, 1839.

Code 22

BONGARS (Jacques), conseiller d'Henri IV, l'un des plus savants et des plus habiles critiques de son époque. Il naquit à Orléans, et mourut à Paris le 29 juillet 1612, âgé de 58 ans. Doué de vastes connaissances bibliographiques, écrivain d'un rare mérite, passionné pour toutes les productions de l'intelligence, Jacques Bongars s'était formé une remarquable collection de livres manuscrits et imprimés. Pendant les négociations diplomatiques en Allemagne, auxquelles il fut attaché de longues années pour Henri IV, il ramassa une foule de pièces historiques, lettres autographes et autres documents inédits, qu'il réunit en douze volumes in-folio. Vers 1603, Bongars et Paul Pétau acquirent en commun des héritiers de Pierre Daniel (1), pour la somme de 15,000 livres, tous les manuscrits que celui-ci put sauver de la célèbre abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire, pillée et saccagée dans les guerres de religion. La portion de Paul Pétau fut laissée à son fils Alexandre, qui la vendit à la reine Christine de Suède; celle de Bongars fut portée à Strasbourg, où il résidait alors. Il recueillit en outre les manuscrits de la cathédrale de Strasbourg, tout à tour dévastée par les soudards des divers partis religieux. Plus tard, il réunit à sa collection les débris de celle de Cujas, sous lequel il avait étudié le droit à Bourges. Il le dit lui-même dans une lettre datée du 19 janvier 1604, qui mérite d'être rapportée, parce qu'elle peint à la fois l'homme, l'écrivain et le bibliophile: "...Tant que j'ai été dans ce voyage, je n'ai pas pu vous écrire parce que j'étois tout appliqué à mes affaires domestiques, auxquelles je devois tâcher de mettre quelque ordre avant mon départ. Dans cette occupation même, le plus grand de mes soucis a été de chercher quelques restes de la Bibliothèque de Cujas. Vous rirez sans doute de bon coeur, lorsque vous vous représenterez cette foule de monde qui va à la Cour comme à une foire pour y faire ses affaires, et pour tâcher de tirer du roi quelque argent; et qu'en même temps un homme de Cour comme moi et qui n'est pas extrêmement accomodé, s'enfuye en des lieux écartés pour employer une partie de son bien à acheter des livres et des papiers en désordre et à demi rongés des vers. Vous voyez par là si je suis un homme avare. Lorsqu'il s'agit des livres, ni la peine, ni la dépense ne me sont rien. Plût à Dieu que je fusse libre et en repos pour pouvoir les lire ! Je n'envierois point alors ni les richesses de M. de Rosny ni les montagnes d'or de la Perse". (Bongarsii epistolae. Ed. de la Haye, 1695. Lettre XXXV, p. 99.). A sa mort, Bongars légua tous ses manuscrits à un nommé René Gravisset, fils de son hôtesse à Strasbourg, qui, quelque temps après, les céda à la Bibliothèque publique de la ville de Berne. Une version veut que ces manuscrits aient eu une autre destination. Ainsi Bayle, dans son Dictionnaire historique et critique, dit que l'Electeur Palatin, sur l'avis de Gruter, son bibliothécaire, les acheta et les fit transporter en son château de Heidelberg, pour ensuite aller grossir les richesses littéraires du Vatican. C'est là une erreur que Sinner a facilement démontrée dans la préface mise en tête de son Catalogus Bibliotheca Bernensis, où il donne, des manuscrits même de Bongars, une description aussi complète que savante. (1) Pierre Daniel était avocat à Orléans et bailli de l'abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire. Il mourut en 1602.
BONNE (DE) (Alphonse), de Créquy, duc de Lesdiguières, pair de France, mort le 5 août 1711, âgé de 85 ans.
BONNET DE SAINT-LÉGER (Edme), chevalier des ordres du Mont-Carmel et de Saint-Lazare, grand-maître des eaux et forêts de France au département du Poitou, premier valet de chambre du duc d'Orléans, régent. Il mourut en 1737.
BONNIER DE LA MOSSON (Joseph), maréchal des camps et logis de la maison du Roi, et trésorier général des Etats du Haut et bas Languedoc. Il mourut en 1744, âgé d'environ 42 ans.
BONVARLET
BOSSUET Il y eut deux prélats de ce nom: l'un évêque de Meaux, l'autre évêque de Troyes, et tous deux s'appelaient Jacques-Benigne de leurs prénoms. Le premier mourut en 1704, le second en 1743. L'évêque de Troyes, neveu de l'évêque de Meaux, hérita de la Bibliothèque de son oncle et l'augmenta considérablement. Cependant ils n'étaient ni l'un ni l'autre ce que l'on appelle des bibliophiles. On ne trouve guère dans leur collection de ces livres que certains amateurs achètent à prix d'or; les éditions princeps, les incunables et autres raretés bibliographiques, les touchaient fort peu. Tout entiers à la lutte qu'ils soutenaient contre l'ultramontanisme, ils ne s'étaient entourés en grande partie, que de livres sur la théologie, le droit canonique et les conciles. Le premier nom des Bossuet était Rouyer; de là les roues dans leurs armes.
BOUCHERAT (Louis), chevalier, comte de Compans, né à Paris, le 20 août, d'après la Biographie générale, et le 6 septembre 1616, selon Duleau; mort le 2 septembre 1699. Boucherat succéda à Le Tellier, en 1685, dans la charge de chancelier de France. Son prédécesseur avait signé quelques jours avant sa mort, la révocation de l'édit de Nantes; Boucherat fut chargé de l'exécution de cette malheureuse et cruelle mesure. Dans les Portraits des membres du Parlement de Paris, publiés par Duleau, nous trouvons: "Boucherat. - A l'expérience des affaires, soubs une fausse probité cache beaucoup d'ambition, pour laquelle il s'entretient avec la caballe dévote, comme un moyen de parvenir à ses affaires". Quoi qu'il en soit, il aimait les livres, et sa Bibliothèque était belle. Vers 1686, il l'augmenta d'une précieuse collection de copies que M. Loménie de Brienne fit faire sur son propre recueil, aujourd'hui conservé à la Bibliothèque Impériale.
BOUCHER D'ORSAY (Charles), maître des requêtes et intendant de la généralité de Limoges, mort le 14 août 1730, âgé de 54 ans.
BOUCHET (DU) (Jean), conseiller et maître d'hôtel ordinaire du Roi, mort vers 1685, doyen des chevaliers de l'ordre de Saint-Michel. Il figure dans la liste des chevaliers de cet ordre, donnée par les Etats de la France, de 1669 à 1684.
BOUCHET (DU) Marquis de Sourches (Louis-François), premier du nom, prévôt de l'hôtel, conseiller d'Etat, gouverneur des provinces du Maine, de Laval et du Perche, mort le 4 mars 1716.
BOUCHET (DU) Seigneur de Bournonville (Henri), conseiller de Grande Chambre en la Cour du Parlement de Paris, mort le 23 avril 1654, âgé de 61 ans. Ce magistrat avait une Bibliothèque qui contenait, dit le P. Jacob, "six mille volumes des mieux choisis en toutes les sciences et langues", imprimés et manuscrits. Elle fut encore augmentée depuis, et lorsque Du Bouchet mourut, le nombre de ses volumes s'élevait à près de huit mille. Le 27 mars 1652, cet amateur disposa par testament, en faveur de l'abbaye de Saint-Victor, de toutes les richesses littéraires qu'il avait amassées avec tant de zèle et de soins, et qui firent pendant sa vie "des plus chères délices". Il y mit pour condition expresse que sa Bibliothèque serait publique, de manière que les travailleurs eussent la liberté de venir étudier "trois jours de la semaine, trois heures le matin et quatre heures de l'après-midi". De plus, il légua une rente sur les gabelles, pour l'entretien de ladite Bibliothèque. Une seconde rente annuelle de 340 livres, à prendre sur le clergé de France, fut encore abandonnée par le testateur, à l'effet, de subvenir au traitement du religieux qui en serait le bibliothécaire, désirant que le premier qu'on appellerait à cette fonction fut le P. Eustache de Blémur, son ami, alors bibliothécaire de l'abbaye. Ce legs, ainsi formulé, est digne de remarque. A cette époque, il n'y avait à Paris qu'une seule Bibliothèque ouverte aux gens de lettres, celle de Mazarin, et encore depuis neuf ans seulement. La Bibliothèque du Roi ne fut publique qu'en 1737. Toutes ces prescriptions furent exactement remplies. Selon son voeu, Du Bouchet fut inhumé dans une des chapelles de l'église. En outre, les religieux reconnaissants placèrent son buste dans la Bibliothèque. Près de la porte d'entrée, on mit d'un côté une plaque de marbre sur laquelle étaient inscrits les termes du legs, et, de l'autre côté, le buste du donateur, avec une épitaphe qui fut composée par le P. Eustache de Blémur. De son vivant, Du Bouchet n'avait pas de fer pour ses livres. Il se contentait d'apposer sa signature en tête et sur le milieu du titre, avec la date et le prix de l'acquisition. les armes ci-dessus, que l'on trouve sur la plupart des volumes provenant de sa collection, n'y ont été mises qu'après sa mort, et suivant son désir exprimé dans son testament. Mais, en cela, le goût des religieux de Saint-Victor n'égala pas leur reconnaissance. "Par économie sans doute, dit M. Franklin, ils firent frapper les armoiries du défunt sur des petits carrés de cuir, et ne craignirent pas de couper sur le dos d'une multitude de volumes la place nécessaire pour y introduire ce singulier ornement". Du Bouchet avait la réputation d'un amateur érudit et délicat, et pendant l'exercice de sa charge il s'était acquis l'estime et la considération de ses contemporains. Pierre Petit, à la fois médecin, poète et bibliophile, fit son éloge dans une ode latine, et Santeuil chanta dans la même langue son savoir, ses talents et ses éminentes qualités. Lors de la confiscation des biens du clergé, c'est-à-dire en 1791, l'importante collection de l'abbaye de Saint-Victor fut répartie entre les différentes Bibliothèques publiques de Paris: beaucoup de livres imprimés et presque tous les manuscrits entrèrent à la Bibliothèque Nationale.
BOUCOT Garde-rôle des offices de France.
BOUFFIER (Gaspard), célèbre avocat au Parlement de Grenoble, 1629. Les armes ci-dessus, avec les ornements gracieux qui les entourent, montrent, à défaut de tout autre renseignement, que la Bibliothèque de cet habile avocat devait être riche et de bon goût.
BOUFFLERS (DE) (Joseph-Marie, duc), pair de France, né le 2 mai 1706, mort le 2 juillet 1747. Cette illustre famille fut en quelque sorte privilégiée. Elle a fourni non seulement des hommes d'Etat et des guerriers, mais encore, ce qui est préférable, des poètes et des bibliophiles.
BOUFFLERS (DE) (Louis-François, duc), maréchal de France, si connu sous le nom du chevalier de Boufflers. Né le 10 janvier 1644, mort le 22 août 1711.
BOUHIER (Jean), savant et littérateur, président à mortier au Parlement de Bourgogne, membre de l'Académie française, né à Dijon, le 16 mars 1673, mort le 17 mars 1746. Il était fils de Bénigne Bouhier, aussi président au même Parlement. Le goût des lettres, l'amour du beau, les nobles jouissances intellectuelles furent en quelque sorte le trait caractéristique de cette illustre famille. Dès la fin du XVème siècle, au commencement du règne de Louis XII, l'on voit un Jean Bouhier, conseiller au Parlement de Dijon, collectionner médailles, livres et manuscrits. Bénigne, son fils, et Jean, son petit-fils, réunissent respectivement de nombreux ouvrages, que Jean couvre de notes savantes. Etienne, le fils de celui-ci, son droit fait, parcourt toute l'Italie, d'où il rapporte une grande quantité de volumes précieux dont il forme le noyau de sa Bibliothèque, qu'il augmenta considérablement ensuite. "Par le catalogue que j'ai conservé, dit le président Bouhier, l'on voit qu'elle était nombreuses et très bien choisie. Je crois même qu'il y avoit alors peu de particuliers qui en eussent de semblables". Etienne mort, cette Bibliothèque est démembrée et répartie entre ses enfants. L'aîné, Jean Bouhier, conseiller au Parlement de Dijon, aïeul du président, entreprend de la reconstituer, et dans ce but n'épargne ni peine ni dépenses. Aux quelques volumes, portion de son héritage, il ajoute d'abord tout ce qui restait de la célèbre collection de Ponthus de Thyard, évêque de Chalon-sur-Saône, qu'il acquit vers 1642 de Ponthus et Louis de Thyard, héritiers et neveux du prélat. Puis, à force de persévérance, il finit par recouvrer la plupart des livres qui avaient été disséminés chez les divers membres de la famille lors de la dispersion de la Bibliothèque de son père. Non content des imprimés, il se met avec ardeur à la recherche des manuscrits, et en rassemble un nombre considérable des plus intéressants. Ceux qu'il ne peut avoir en original, il les fait copier à ses frais, et en copie lui-même plus de cinquante volumes. Telle fut l'origine de cette Bibliothèque fameuse qui, renfermant les principales productions de la pensée humaine, depuis l'antiquité jusqu'alors, devait, de père en fils, subsister près d'un siècle et demi, et pendant ce long espace de temps exciter l'admiration des amateurs contemporains. En 1671, époque à laquelle mourut Jean Bouhier, elle passait déjà pour l'une des plus remarquables du temps. Son fils, Bénigne Bouhier, la conserva et l'entretint avec un soin pieux, puis la transmit à Jean Bouhier, le président, celui qui devait être la gloire de sa maison par son talent, son caractère et ses vastes connaissances. Entre ses mains la collection paternelle prit un développement, qu'elle dépassa bientôt tout ce qu'on avait vu en ce genre jusqu'à ce jour chez un simple individu, tant par la richesse du fond, que par la splendeur de la forme. On y comptait alors plus de 35,000 volumes représentant les ouvrages les plus rares et les plus habilement ornés. Là, sur des rayons en bois des îles, garnis de crépines, soie et or, dans leurs reliures à larges dentelles, se pressaient, austères, les Etienne, les Plantin, les Aldes, les Sébastien Gryphe, les Michel Vascosan, les Wechel, les Antoine Verard, toutes les gloires de la typographie d'alors. On y trouvait aussi environ 2,000 manuscrits précieux à tous égards, et surtout pour l'histoire de la Bourgogne en général et de la ville de Dijon en particulier, et un grand nombre de cartons pleins d'estampes et de gravures des meilleurs maîtres. Le président Bouhier avait encore recueilli dans la succession de son grand-père un superbe cabinet d'antiquités de toute espèce: médailles romaines, grecques, hébraïques, et tout module; monnaies anciennes, or et argent, pierres gravées, agates, onyx, et autres objets de curiosité de tous les âges et de tout les lieux. Sans dédaigner l'art proprement dit, le président Bouhier, entraîné par sa passion dominante, la bibliophilie, se défit, en 1719, de ce cabinet pour enrichir sa Bibliothèque. Cette Bibliothèque jouissait d'une réputation universelle. D'un bout à l'autre du monde savant, tout de qu'il y avait de distingué dans les lettres, les arts et les sciences, se donnait rendez-vous dans les salles magistrales du magnifique hôtel (1) qui la renfermait. On parlait de Bouhier et de ses livres à Rome, à Venise, à Naples, à Leipsick, à Amsterdam, à Saint-Pétersbourg, comme à Dijon, à Aix et à Paris. Bernard de la Monnoye, un Dijonnais et un bibliophile aussi, voulait qu'on mît à l'entrée de ce pandémonium bibliographique le distique suivant que, dans son enthousiasme, il avait composé: Haec sacra qui lustras, Buhierum sedulus audi, Omnibus hic libris, plura docere potest. Le président Bouhier était le type du bibliophile, il ne se contentait pas d'amasser des livres, mais il les lisait et faisait sur chacun d'eux des remarques qu'il consignait soit sur les marges mêmes des volumes, soit sur des feuilles détachées (2). De plus, lorsque sa collection fut composée à peu près comme il l'entendait, quand elle répondit à son idéal, seul, de sa propre main, avec une patience surhumaine, il en dressa le catalogue. L'imagination recule effrayée devant un pareil travail, et l'on se demande, non sans stupeur, comment au milieu de ses nombreuses exigences sociales, de ses travaux littéraires, des devoirs impérieux de sa charge et de la correspondance qu'il entretenait, active avec tous les savants de son époque, il ait pu trouver encore le temps d'écrire de gigantesque in-folio contenant deux mille quarante-huit colonnes ! son biographe et son ami, le P. Odin, en parle comme d'une oeuvre cyclopéenne, et dans son étonnement il s'écrie: Stupent exantlati operis molem, qui tot alia eodem exarata calamo volumina non inspexerunt. Cet inventaire, actuellement conservé à la Bibliothèque publique de Montpellier, contient en outre les additions faites par son gendre Chartraire de Bourbonne, quand celui-ci eut hérité de la Bibliothèque de son beau-père. Elles y forment, avec le fonds principal, un singulier contraste. Dans celui-ci, graves et majestueux, viennent les théologiens, les jurisconsultes, les mathématiciens, les philosophes audacieux, les penseurs en révolte: deux siècles géants, le XVIème siècle et le XVIIème siècle, se donnant la main. Dans celles-là, c'est le XVIIIème siècle, non ces Titans qui escaladèrent le ciel, mais des auteurs en jabots, des poètes parfumés, des muses en falbalas, des prosateurs faisandés; des bouquets à Chloris, des bouts rimés, des opéras-comiques, des chants quintessenciés: toute cette littérature de boudoir qu'une société en décadence lisait, insoucieuse, en attendant le réveil de 89. Cette opposition de goût entre l'illustre magistrat et son successeur semble faire pressentir une dissolution prochaine: c'est ce qui arriva. A sa mort Chartraire de Bourbonne laissa la Bibliothèque à son fils, président au Parlement de Bourgogne, qui, sans l'augmenter, la transmit au comte d'Avaux, son gendre. Ce dernier, si l'on en croit la chronique du temps, était loin de partager la passion de ses ancêtres pour les livres. En effet, dès qu'il fut propriétaire de cette Bibliothèque, sans rivale peut-être, qui avait été successivement possédée et augmentée par plusieurs générations de la même famille, il chercha à s'en débarrasser. Trois ans après la mort de son beau-père, en 1784, il la vendit à l'abbaye de Clairveaux, moyennant la somme de 135,000 livres, prix bien au-dessous de ce qu'elle valait réellement. La vente de la collection Bouhier qui semblait être le patrimoine naturel des compatriotes de l'illustre président, fit une impression pénible sur la partie éclairée de la population dijonnaise. On protesta tout haut et violemment. Bernard Piron, neveu d'Alexis, exprima son mécontentement par l'épigramme suivante: Adieu, riche Bibliothèque, Dépôt du génie et de l'art; Du grand prophète de la Mecque, Va trouver les fils chez Bernard. Sur tes ballots je veux qu'on dise, N'en déplaise au fripier d'Avaux: Trésor livré par la sottise, A l'ignorance de Clairveaux. Cette épigramme n'est pas un modèle du genre, tant s'en faut, mais elle peint assez fidèlement l'indignation facile à comprendre des habitants de Dijon, quand ils virent s'éloigner de leur ville une collection de livres qu'ils considéraient, non sans raison, comme une des gloires de l'ancienne capitale de la Bourgogne. En 1792, la collection du président Bouhier dut être transférée de Clairveaux à Troyes, mais elle n'y arriva pas intacte. Le pillage commença à Bar-sur-Aube, et, d'après nos renseignements, elle laissait dans chaque ville une partie de ses trésors. Arrivée au lieu de sa destination, elle se trouva considérablement diminuée. Plus tard, en 1804, les commissaires du gouvernement impérial, Prunelle et Chardon de la Rochette, en enlevèrent encore chacun une grande partie, qu'ils envoyèrent dans les diverses Bibliothèques des départements. Prunelle, lui, s'empara de presque tout les manuscrits, avec le catalogue de ceux-ci, pour la Bibliothèque de Montpellier. Outre un grand nombre d'imprimés, la Bibliothèque Impériale reçut plusieurs manuscrits précieux, entre autres les douze volumes in-folio dont nous avons parlé (p. 111, note 2), contenant toute la correspondance de Bouhier et les remarques qu'il avait faites sur les ouvrages composant sa Bibliothèque. De son côté, Chardon de la Rochette prit la plupart des éditions rares que son tact de bibliophile lui fit aisément découvrir. Mais ce qui fut plus grave et irréparable en même temps, c'est que vers 1820 la Bibliothèque de Troyes se dépouilla elle-même. En vertu nous ne savons de quel droit ou de quel ordre, et sous quel prétexte, on vendit "comme inutiles" des livres inappréciables, tant par la beauté de l'impression que par l'élégance de la reliure: "des incunables même furent vendus au poids !" Néanmoins, malgré toutes ces dilapidations, ce qui resta forme encore aujourd'hui l'une des principales richesses de la Bibliothèque de la ville de Troyes.
BOULIN (François-Bernard), conseiller de la Cour des Aides, mort le 3 septembre 1755, âgé de 78 ans. Il avait épousé le 11 septembre 1727, Anne-Radegonde Hénin, fille de Nicolas Hénin, conseiller au Grand Conseil. La collection Boulin renfermait beaucoup de manuscrits, dont quelques-uns sont conservés à la Bibliothèque de l'Arsenal.
BOULLONGNE (DE) (Jean), comte de Nogent, conseiller au Parlement de Metz, et conseiller d'Etat, né le 13 octobre 1690, mort le 21 février 1769. Jean de Boullongne avait été commandeur des ordres du roi, contrôleur général des finances et membre honoraire amateur de l'Académie royale de peinture. "L'application, l'intégrité et le zèle avec lesquels il a rempli les emplois et les places qui lui avaient été confiés, et son amour pour les lettres et les arts, firent naître de justes regrets de sa perte". (Mercure de France, avril 1769, p. 212). C'était en outre un bibliophile distingué. La plupart de ses livres, frappés à ses armes, sont aujourd'hui très recherchés à cause du choix des éditions et de la richesse des ornements. Il avait aussi réuni quelques manuscrits d'un grand intérêt.
BOULON (Jean), seigneur de Velbeuf, conseiller laïc au Parlement de Bourgogne. Il fut pourvu et reçu au mois d'août 1584. Nous n'avons pu découvrir aucuns renseignements sur la Bibliothèque de cet amateur. Ce que nous pouvons dire, c'est que ses armes figuraient sur un Horace richement orné.
BOURBON (DE) (Charles, dit le cardinal) Dont les ligueurs avaient fait un roi sous le nom de Charles X. Tous les livres de ce grand bibliophile étaient reliés en maroquin rouge. La plupart portaient ses armes, et sur le dos on voyait un lys épanoui avec cette devise: SUPERAT CANDORE ET ODORE (N° 2). Ceux qui n'ont ni armes ni devise se reconnaissent facilement par la reliure en maroquin rouge dont nous venons de parler, et par les filets sur le dos et sur les plats. Ce prélat légua une partie de ses livres aux Jésuites, et la seconde partie à son neveu Henri IV. Plus tard, ils entrèrent presque tous à la Bibliothèque Impériale.

Code 23

BOURBON (DE) (Henri), fils d'Henri IV et d'Henriette Balzac d'Entragues, évêque de Metz.
BOURBON (DE) (Henri-Jules duc), fils du précédent, né à Paris, le 29 juillet 1643, mort le 1er avril 1709. Ce prince continua avec beaucoup de soins, de savoir et de goût, la collection de son illustre père. Au dire de Le Gallois, dans son Traité des plus belles Bibliothèques, elle était devenue, entre ses mains, une des plus nombreuses de son temps, et contenait une grande quantité de manuscrits rares grecs et latins. Ajoutons que les livres du fils se distinguaient de ceux du père par les ornements de l'écu.
BOURBON (DE) (Jean I), duc, et Marie de Berry. L'un mourut en 1433, l'autre en 1434.
BOURBON (DE) (Les ducs). Ces princes eurent tous un grand amour pour les livres. La bibliothèque qu'ils avaient successivement formée au château de Moulins était l'une des plus belles et des plus considérables de France. Elle se composait de nombreux vélins, - la plupart "couvers de velours rouge et tenné, garnys de fermaux de leton, de boulhons et carrées," - aussi remarquables par la magnificence des miniatures que par la beauté de l'exécution calligraphique. Louis II, mort le 19 août 1410, l'avait fondée pour ainsi dire, et Pierre II y réunit les chefs-d'oeuvre de la typographie encore à sa naissance. "Sans doute, dit le savant Le Roux de Lincy, il fut secondé par sa femme, Anne de Beaujeu, qui, en souvenir de la prédilection que son père, le roi Louis XII, accorda aux inventeurs de l'imprimerie, dut se montrer jalouse de posséder tous les produits remarquables de cet art." Le catalogue des livres manuscrits et imprimés des ducs de Bourbon, qui se trouve à la Bibliothèque Impériale, fond Dupuis, vol. 438, mentionne 290 articles. Après la fuite de Charles II, si connu dans l'histoire sous le nom de connétable de Bourbon, cette magnifique collection fut confisquée et remise entre les mains du commissaire du Roi le 19 septembre 1523. Elle fait aujourd'hui partie des richesses de la Bibliothèque Impériale.
BOURBON (DE) (Louis-Alexandre), comte de Toulouse, grand amiral de France.
BOURBON (DE) (Louis-Auguste), duc du Maine, grand maître et capitaine général de l'artillerie de France.
BOURBON (DE) (Louis-François-Joseph), prince de Conti, mort en 1814. Il avait épousé Fortunée-Marie d'Est.
BOURBON (DE) (Louis-Joseph), prince de Condé. Il épousa en 1753 Charlotte-Godfride-Elisabeth de Rohan-Soubise, fille du maréchal de Soubise, duc de Rohan-Rohan. Le duc de Bourbon mourut le 13 mai 1818, et son épouse le 4 mars 1760.
BOURBON (DE) (Louis-Joseph-Xavier), duc de Bourgogne, mort en 1761.
BOURBON-BUSSET (DE) (Louis-Antoine-Paul), né à Busset en Bourbonnais, le 19 novembre 1753, mort à Paris, le 9 février 1802.
BOURBON-CONDÉ (DE) (Louis-Henri), né à Paris, le 18 août 1692, mort le 20 janvier 1740.
BOURDIN (Jacques), seigneur de Villaines, secrétaire d'Etat sous les règnes de Henri II, François II et Charles IX. Il mourut le 6 juillet 1567. Jacques Bourdin avait épousé Marie Bochetel, fille de Guillaume, sous lequel il s'était formé aux affaires politiques. La Bibliothèque de l'ancien secrétaire d'Etat n'était pas nombreuse. Toutefois, d'après sa marque, elle devait renfermer de beaux et bons livres.
BOURG (DU) En Bugey. Le volume sur lequel figuraient les armes ci-dessus portait le millésime de 1498. Or, dans l'Histoire de la Bresse et du Bugey de Guichenon, on trouve un Antoine Du Bourg, seigneur de Sainte-Croix, d'Argit, etc..., lequel testa le 5 mai 1500. Si ce n'est pas lui le collectionneur, ce ne peut être qu'un de ses descendants.
BOURGEOIS (Claude), seigneur de Moleron et conseiller laïc au Parlement de Bourgogne. Il fut pourvu le 21 avril 1561.
BOURGEOIS (Philippe), échevin de la ville de Reims, en 1722. Bibliothèque peu importante, mais dont les livres étaient assez bien reliés, surtout ceux à la marque de l'auteur.
BOURGEOIS DE BOYNES Ministre de la marine, mort en 1783. Bourgeois de Boynes, aujourd'hui complètement oublié comme ministre, mérite néanmoins une place dans l'histoire de la bibliophilie. Il avait amassé un nombre considérable de livres imprimés et manuscrits, où figuraient les meilleurs ouvrages, et dont la plupart étaient splendidement ornés et reliés.
BOURGEVIN DE MOLIGNY
BOURGOGNE (DE) (David, bâtard), fils de Philippe, duc de Bourgogne. Il fut d'abord évêque de Térouenne, en 1451; puis évêque d'Utrecht en 1455. Il mourut le 16 avril 1496.
BOURGOGNE (DE) (Hermann), comte de Falais, gouverneur de Limbourg, mort le 16 juin 1636.
BOURLAMAQUE (DE) (Claude-Charles), seigneur du Vivier et de Courtevron, ancien capitaine de cavalerie au régiment de Saluzy, mort en 1770. M. de Bourlamaque passait, de son vivant, pour un homme de savoir et de goût. Il avait embrassé la carrière militaire, qu'il fut obligé d'abandonner à cause du mauvais état de sa santé. C'est à partir de ce moment qu'il composa sa Bibliothèque; où il avait rassemblé tout ce que les bibliophiles recherchent avec tant d'ardeur. A sa mort, on trouva plusieurs manuscrits de sa composition sur la philosophie, l'histoire et les antiquités. Aimant l'art sous toutes ses manifestations, il s'était en outre formé un cabinet de tableaux et de curiosités, dans lequel figuraient quelques toiles des meilleurs maîtres.

Code 24

BOURNONVILLE (DE) (Alexandre-Albert-François-Barthélemy, duc et prince), né à Bruxelles le 16 avril 1662, mort le 3 septembre 1705. Ce prince fut un grand amateur de livres, et, selon le P. Anselme, "il était savant dans la connaissance des médailles et très curieux des antiquités". Sa Bibliothèque, indépendamment des imprimés, renfermait aussi un grand nombre de manuscrits, dont 34, les plus beaux, furent acquis à sa vente par le célèbre amateur Gaignières.
BOUTAULT (Gilles), évêque d'Evreux, mort à Paris le 11 mars 1661, dans la 66ème année de son âge. Ce prélat avait réuni de bons livres en tout genre, et une collection de curiosités et objets d'art fort estimée. Il avait aussi un grand nombre de médailles.
BOUTHIER DE ROCHEFORT (Jean-Batptiste), né le 22 juillet 1737. Il fut reçu conseiller au Parlement de Bourgogne, le 23 juillet 1782.
BOUTHILLIER (DE) (Louis), marquis de Villesavin, troisième fils d'Armand-Léon de Bouthillier et d'Elisabeth Bossuet. Il fut institué par la maréchale de Clérembault, sa tante, morte en 1722, comme son légataire universel. Il épousa, le 9 juillet 1700, Antoinette le Gouz, fille de Benoît le Gouz-Maillard, second président du Parlement de Dijon, et d'Anne Berthier. Il fut d'abord colonel du régiment de Quercy, puis, en mai 1732, colonel du régiment de Cambrésis. Sa collection était remarquable, surtout par les manuscrits qu'elle recelait. La Bibliothèque Impériale en conserve quelques-uns.
BOUTHILLIER (DE) (Léon), comte de Chavigny, ministre d'Etat. Il fut reçu conseiller au Parlement de Paris à 19 ans, conseiller du roi à 21, et secrétaire d'Etat à 24. Mort dans sa 44ème année de son âge, le 11 octobre 1652. Léon de Bouthillier avait hérité de son père, Claude, aussi ministre d'Etat, mort le 13 mars 1652, d'une belle collection riche surtout en manuscrits. Elle renfermait, entre autres, 270 volumes in-folio de pièces inédites concernant tout ce qui s'était passé depuis 1628 jusqu'en 1652, époque de la mort de Léon. Ces volumes furent inventoriés par François de Bouthillier, évêque de Troyes, qui suit.
BOUTHILLIER DE CHAVIGNY (DE) (François), fils du précédent, évêque de Troyes en 1678, mort le 15 septembre 1731, âgé de 90 ans. Il s'était démis de son siège épiscopal vers 1697, en faveur de son neveu Denis-François de Bouthillier. L'évêque de Troyes fut un grand amateur de livres. Il avait conservé la Bibliothèque formée par son aïeul et continuée par son père. Il fit lui-même de sa propre main l'inventaire des pièces recueillies par eux, et contenues dans les 270 volumes cités plus haut. La plupart des manuscrits que renfermait la Bibliothèque des Bouthillier sont aujourd'hui disséminés. On en trouve dans les Bibliothèques publiques de Troyes et de Montpellier, et dans la Bibliothèque Impériale.
BOUTIN DE LA BOISSIÈRE (Denis) enseigne des Cent-Suisses. 1722. Boutin de la Boissière, dans les quelques loisirs que lui laissait sa position active, avait su réunir des ouvrages de choix et des manuscrits précieux.
BOUTRY (DE) (L'abbé Jean-Baptiste), prieur de Saint-Sauveur d'Evreux. L'abbé Boutry était un amateur ardent et éclairé. Sa Bibliothèque renfermait des raretés, tant imprimés que manuscrites, dont on retrouve les exemplaires dans quelques Bibliothèques publiques et particulières de la Normandie.
BOUVARD DE FOURQUEUX (Michel), IIème du nom, fils du précédent, fut reçu conseiller au Parlement de Paris le 22 août 1738, ensuite procureur général en la Chambre des Comptes, et conseiller d'Etat en 1769. Il mourut vers 1776. La Bibliothèque du fils ne fut, à proprement parler, que la continuation de celle du père, qu'il augmenta d'un grand nombre de manuscrits fort estimés. De plus, il forma un cabinet d'objets d'art et d'antiquités, dans lequel on remarquait des bronzes de la meilleure école et des tableaux de grands maîtres. A sa mort, Bibliothèque et Cabinet furent vendus et dissipés. On distingue les livres du père de ceux du fils par la différence dans les ornement de l'écu.
BOUVARD DE FOURQUEUX (Michel), procureur général de la Chambre des Comptes, et conseiller en la Grand'Chambre du Parlement de Paris, mort en son château de Fourqueux, près Saint-Germain-en-Laye, le 18 juillet 1754, dans sa 68ème année. Cet amateur avait une magnifique collection dont la plus grande partie des volumes étaient habilement et richement reliés. Il laissa sa Bibliothèque à son fils, qui suit.
BOVET (DE) Jean-François), conseiller au Parlement de Grenoble, 1684.
BOYLESVE (Gabriel). Il fut d'abord conseiller au Parlement de Bourgogne, puis reçu conseiller au Parlement de Paris le 19 décembre 1645; enfin évêque d'Avranches en 1651. Mort le 3 décembre 1667.