GUIGARD - Armorial du Bibliophile.
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Code 7

AMANZÉ (D')
AMBOISE (D') (Georges). Il y eut deux cardinaux d'Amboise, tous deux nommés Georges, et tous deux archevêques de Rouen. Le premier fut ministre de Louis XII, c'est le bibliophile. Il naquit en 1469, et mourut en 1510. Au temps du cardinal d'Amboise, l'imprimerie venait de naître; les bibliothèques ou librairies, comme l'on disait alors, ne se composaient guère que de manuscrits. Sous ce rapport, celle que ce prélat s'était formée passait à juste titre pour l'une des plus remarquables qui eussent existé. Elle avait eu pour base une notable partie des manuscrits provenant de cette collection fameuse que les rois aragonnais de Naples fondèrent et entretinrent successivement depuis Alphonse le Magnanime jusqu'à Frédéric III, le dernier de ces princes. Déjà en 1495, pendant son éphémère domination à Naples, Charles VIII avait entamé cette collection. "il n'est pas douteux, dit M. Léopold Delisle, que ce monarque n'ait rapporté de Naples un assez grand nombre de livres qu'on distingue aisément parmi les manuscrits de l'ancienne Bibliothèque de Blois... Toutefois, les plus beaux manuscrits de la Bibliothèque Royale de Naples échappèrent à Charles VIII." Frédéric recueillit tous les débris de la collection de ses ancêtres, et, après la perte définitive de ses Etats, c'est-à-dire vers 1501, il les vendit au cardinal d'Amboise, Georges Ier, archevêque de Rouen. Un inventaire du mobilier du cardinal, dressé en 1508, publié d'abord par l'abbé Langlois, ensuite par Deville, montre que le nombre des volumes acquis en cette circonstance s'élevait à cent trente-huit. Ce fut là le premier fonds de la librairie du château de Gaillon. Dans la seconde partie, outre les livres imprimés, figuraient quatre-vingt-trois manuscrits de la plus grande beauté, et dont la plupart furent exécutés aux frais du possesseur. On ne se rend pas bien compte aujourd'hui de ce que pouvait coûter alors une collection de manuscrits un peu importante. Un exemple tiré des dépenses que ces manuscrits nécessitèrent pendant la seule année 1502-1503 pourra en donner une idée. Ainsi, dans le Compte des dépenses du château de Gaillon, nous voyons, pour cette année, que la mise pour les livres que mon dit seigneur fait escrire s'élève à 1,074 livres, 12 sous, 10 deniers tournois, environ 5,880 fr. de notre monnaie. Un seul volume, la Fleur des Histoires, coûta 1,728 fr. de nos jours. Au dire du savant cité plus haut, le cardinal d'Amboise fut un de ceux qui contribuèrent le plus à introduire en France le goût des chefs-d'oeuvre calligraphiques que l'on exécutait en Italie avec une si merveilleuse perfection depuis le milieu du XVème siècle. Il trouva dans la ville de Rouen des artistes qui rivalisaient avec les artistes de Florence et de Naples. La Bibliothèque Impériale conserve un spécimen de l'habilité des écrivains rouennais à la solde du cardinal. Ce sont deux volumes de Monstrelet. (Manus. franç., n°s 2678-2679). Les manuscrits de cette seconde partie de la Bibliothèque du château de Gaillon se distinguent par les armes ci-dessus, dessinées dans l'intérieur du volume ou frappées sur les plats. Quelquefois, l'écu est accompagné, tantôt de cette devise: DOMINE, AB EXPECTATIONE MEA; tantôt de la suivante, représentant à peu près le même sens: DEUS MEUS IN TE SPERAVI, NON CONFUNDAR; tantôt encore de celle-ci: TRANSIVIMUS PER IGNEM, ET INDUXISTI NOS IN REFRIGERIUM. On reconnaîtrait avec peine maintenant, sous leur habillement frustre, la splendeur avec laquelle quelques-uns de ces manuscrits avaient été ornés. Toutefois, tels qu'ils sont, "ils fournissent encore d'assez bons modèles de reliure en cuir rouge ou noir, à ouvrage doré à la mode d'Italie". A sa mort, le cardinal d'Amboise, par une disposition testamentaire, fit deux parts de sa librairie: les livres français et les livres latins. Les premiers furent légués à son petit-neveu, Georges d'Amboise, et durent être transportés dans l'ancien manoir patrimonial de Chaumont-sur-Loire. Plus tard, infère M. Léopold Delisle, après la mort du petit-neveu, tué à la bataille de Pavie en 1525, "ils devinrent la propriété de la famille de La Rochefoucauld, au droit d'Antoinette d'Amboise, femme d'Antoine de La Rochefoucauld". Quant aux livres latins, selon le voeu du cardinal, ils restèrent à son successeur, et formèrent la Bibliothèque des archevêques de Rouen dans le château de Gaillon. Cette splendide bibliothèque, qui avait coûté tant de peines et de dépenses à son fondateur, fut en partie dilapidée sous les derniers Valois. Cependant, grâce aux efforts du cardinal de Bourbon, Charles II, archevêque de Rouen, elle parut se relever de ses ruines. Mais à la mort de ce bibliophile, elle ne tarda pas à se dissiper complètement; et les ouvrages, imprimés ou manuscrits, en passant par les mains de divers amateurs vinrent presque tous grossir les richesses de la Bibliothèque du Roi.
AMELOT DE BEAULIEU (Jacques), président à la cour des Aides, mort le 11 avril 1668, dans sa 66ème année. Ce collectionneur, presque aussi savant que magistrat ridicule, avait réuni les éditions les plus belles et les plus rares des classiques anciens, et un grand nombre de manuscrits grecs, latins et français. Sa Bibliothèque contenait, en outre, une immense collection de copies manuscrites, de mémoire historiques du XVème siècle au XVIIe siècle. De plus, on y trouvait presque tous les placards et plaquettes imprimés concernant les affaires publiques depuis 1568 jusqu'en 1640. Dans cette Bibliothèque furent fondues celle de Chénard, avocat au Parlement, et celle de Gilles de Souvré, évêque d'Auxerre.
AMELOT DE CHAILLOU (Jean), ministre de Louis XVI, mort en la prison du Luxembourg en 1794.
AMPROUX Conseiller au Parlement de Paris, vers le milieu du 18ème siècle. Ce magistrat avait une collection formée principalement d'ouvrages sur la jurisprudence.